GAZOA Gazéré Jean-Noël, Président de l’ong J’AIMACI : « APRES LES ELECTIONS, NOUS DEVONS RETROUVER UNE CÔTE D’IVOIRE PAISIBLE ET RAYONNANNTE »

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www.nouvelleafrique.org : Veuillez- vous présenter à nos lecteurs, Monsieur GAZOA 

GAZOA Gazéré Jean-Noël : Je suis Monsieur GAZOA Gazéré Jean-Noël, Président de l’ong J’AIME MA COTE D’IVOIRE. Je suis Ingénieur des travaux statistiques et Administrateur des services financiers. Notre ong est née en mars 2019. Les motivations de sa création sont simples. Nous avons vécu dans un pays suffisamment  calme, depuis les années 60 marquant l’indépendance jusqu’aux années 80. On a assisté ensuite à une crise économique qui a frappé le pays jusqu’à ce que cela nous amène à des revendications sociales et à un coup d’État en 1999. Au regard de toutes ces calamités et ces souffrances que le pays a connues, nous avons

trouvé utile de mettre en place une ONG pour la promotion de la paix, de la cohésion sociale et du rayonnement de la Côte d’Ivoire. Cela, pour prévenir d’éventuelles violences qui pourraient subvenir aux cours des élections de 2020. C’est ce qui a motivé la création de cette ong J’AIME MA CÔTE D’IVOIRE.

www.nouvelleafrique.org : Quel message voulez-vous faire passer en engagent votre ong dans le processus d’enrôlement pour le renouvellement de la Carte Nationale d’Identité (CNI) ?

GAZOA Gazéré Jean-Noël : En engageant notre ong dans ce processus de renouvellement des Cartes Nationales d’Identité, nous voulons poser un acte citoyen. Comme nous l’avons signalé à travers l’appellation de notre ong J’AIMACI, nous voulons accompagner l’État en lui donnant un modèle de vie citoyenne. Nous qui sommes citoyens, nous devons accompagner l’action publique pour que tout se passe très bien. L’engagement de l’ong permet aux citoyens de se faire enrôler aisément. Actuellement, les sites officiels d’enrôlement sont bien définis, mais lorsqu’on y voit l’affluence  cela crée un retard dans le processus et le respect des mesures barrières par la proximité. Ils sont  longtemps  debout dans les rangs. Vu cette forte pression de la demande, nous avons décidé d’ajouter notre pierre à l’édifice pour pouvoir permettre aux Ivoiriens d’avoir leur CNI dans de bonnes conditions et dans les meilleurs délais.  C’est aussi pour nous une manière d’exprimer notre engagement pour ce pays, notre volonté d’apporter à ce pays ce que nous avons de bon en nous et donner un exemple à toutes les associations, les ong et toutes les structures existantes en Côte d’Ivoire à s’engager dans le sens bon.

www.nouvelleafrique.org : Quel est votre apport à l’État de Côte d’Ivoire sur la stratégie pour organiser des élections apaisées cette année ?

GAZOA Gazéré Jean-Noël : Merci. Nous demandons et recommandons à l’État de Côte d’Ivoire et à l’opposition de faire tout ce qui est en leurs pouvoirs pour que notre pays ne tombe plus dans ce que nous avons connu. Nous sommes tous conscients de ce que nous avons connu. L’ivoirien ne connaît rien d’autre que la paix. L’hymne nationale le dit clairement. Nous sommes un pays d’espérance et de la vraie fraternité. La guerre est un accident, la violence est un accident et c’est un accident que nous avons connu et que nous devions ensemble réparer, en faisant en sorte que tous ceux qui subissent encore les conséquences de cet accident soient réhabilités dans leurs droits. LES IVOIRIENS DOIVENT RETROUVER LEUR CÔTE D’IVOIRE DES ANNEES 60, CETTE CÔTE D’IVOIRE DE PAIX ET DE COHESION, mais c’est dans la transparence en allant à des élections apaisées. Ainsi, nous parviendrons à élire notre futur Président de la République dans la concertation et l’unité, dans la vraie fraternité. Il faut qu’on arrête les compétitions violentes, les rivalités, les animosités qui existent souvent parmi nous pour arriver à un niveau supérieur. IL FAUT QU’ON ARRÊTE, QU’ON SOIT VRAI, AUTHENTIQUE, ET QU’ON APPRENNE A AIMER L’AUTRE CAR C’EST DANS UN TEL ENVIRONNEMENT QU’ON POURRA CONSTRUIRE UN PAYS D’ESPERANCE.

JE DEMANDE AU POUVOIR, AUX AUTORITES, AUX IVOIRIENS, A LA POPULATION ET A TOUS LES HABITANTS DE LA CÔTE D’IVOIRE D’AIMER LA PAIX, DE VOULOIR LA PAIX ET DE FAIRE LA PAIX AUTOUR D’EUX.

www.nouvelleafrique.org: Pour renforcer la cohésion sociale, la paix nationale et le développement durable nous venons de créer un journal ISLAMO-CHRETIEN.

Quelle peut-être votre contribution pour aider cet organe à atteindre ces nobles objectifs ?

GAZOA Gazéré Jean-Noël : Nous pensons qu’une telle initiative est très noble. Cela ne veut pas signifier que la religion est à la base de la division en Côte d’Ivoire. C’est aussi une sorte de cloisonnement sur lequel certaines personnes de mauvaise intention peuvent jouer pour pouvoir diviser le pays. Si au niveau des religions nous créons un cadre de rencontre, d’échange et que nous marchons dans l’unité, cela empêchera toute manipulation. Cette initiative du journal ISLAMO-CHRETIEN est vraiment la bienvenue. Cela doit être un cadre de rencontre et d’échanges entre les religions au-delà même de la chrétienté et de l’islam, un cadre de communication. Nous, en tant qu’agents de la société civile, ce que nous pouvons faire va dépendre du cadre de dialogue que vous allez nous offrir. Mais, nous sommes prêts à accompagner l’initiative en coopérant avec les initiateurs de ce merveilleux journal.

www.nouvelleafrique.org : Avez-vous un message de remerciement à l’endroit de l’Office Nationale de l’État Civil et de l’Identification (ONECI) qui fait bien de répondre à votre invitation ?

GAZOA Gazéré Jean-Noël : Nous voulons dire merci aux autorités de la République de Côte d’Ivoire, et en particulier aux cadres de l’ONECI qui ont très vite compris le bien fondé de notre approche. Ces autorités n’étaient pas obligées d’accepter de venir à notre siège pour y faire l’enrôlement. Mais à notre demande par l’entremise d’un courrier adressé à Monsieur le Directeur Général de l’ONECI, nous avons eu automatiquement une équipe qui aujourd’hui est en train de travailler au siège de l’ong JAIMACI. Nous sommes très contents. Cela montre une fois de plus combien de fois nos autorités veulent la participation des citoyens au processus pour l’obtention de la CNI. C’est à nous les citoyens, de saisir la perche et de s’impliquer dans la vie de notre nation. Nous remercions le Président de la République de la Côte d’Ivoire, ALASSANE OUATTARA, le Directeur Général de l’ONECI et toutes les autorités engagées dans le processus électorale tout en les encourageant à faire de mieux en mieux, écouter et faire en sorte que personne ne soit laissé au bord du chemin. Nous devons retrouver une Côte d’Ivoire paisible et rayonnante.

                                                                      Collaborateur : W. Ticklesh DAGRY

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