Présidentielle en Côte d’Ivoire / Religieux et Politiques au cœur des enjeux de la paix

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L’autre événement majeur qui a marqué le calendrier des activités de la Maison de la presse au Plateau, ce mardi 10 mars, est le panel organisé par la Biennale panafricaine des droits de l’Homme et de l’Humanitaire sur la question de la contribution des religieux et acteurs politiques dans la préservation de la paix en Côte d’Ivoire.

« Religion, Politique et paix en Côte d’Ivoire », est le thème traité par Imam Cissé Djiguiba (DG de radio Al Bayane) et Père Olidjo Charles (Secrétaire Exécutif de justice et paix des Evêques catholiques de Côte d’Ivoire) sollicités pour la circonstance. L’émissaire des évêques catholiques se refait au père fondation de la nation ivoirienne lorsqu’il définit le rapport de bon ménage entre la religion et la politique. Selon lui, le premier président « a choisi la laïcité comme orientation politique ». Ce qui signifie, selon lui, que « les jalons d’une république accueillante où toutes les religions sont respectées et pratiquées », sont posés. Il indique que l’intérêt particulier accordé au culte, est le signal fort d’un grand visionnaire de positionner « la religion comme boussole de l’action politique ». Le père Olidjo Charles profite a transmis le message de vigilance de sa hiérarchie à propos de la préservation et la consolidation de la paix dans un contexte historique actuel que traverse le pays. Avant de céder le micro à Imam Cissé Djiguiba, il postule que la religion et de la politique consolident et construisent la paix. Le dignitaire musulman lui emboîte le pas pour témoigner des relations de bon voisinage qu’entretiennent les musulmans et les fidèles des autres obédiences religieuses. En passant par les actions de prières œcuméniques pour la paix et d’autres méthodes de sensibilisation commune des ivoiriens, il justifie leur engagement pour un dialogue interreligieux en faveur de la paix. En outre, le DG de radio Al Bayane, a rafraîchi la mémoire de l’assistance sur l’engagement et le rôle des Imams de Côte d’Ivoire dans la construction de la démocratie pour éviter une guerre civile durant la crise postélectorale de 2011. Il explique comment ils se sont mis au-dessus de toutes les formes de provocation et de persécution pour préserver l’intérêt supérieur de la nation (la paix). Les deux panélistes ont salué la décision courageuse du Président Ouattara de renoncer à un troisième mandat. Cet acte de liberté du jeu démocratique, selon eux, est un pas en faveur du bon déroulement des élections présidentielles. Une adresse spéciale a été faite à l’endroit de la jeunesse d’accorder la priorité au travail plutôt que d’être à la solde des politiciens. Après les échanges, Mme Makani Diaby, représentante du parrain, Jeannot Ahoussou Kouadio (président du Sénat), s’est réjouis du débat sur la religion et la politique qui, selon elle, « concoure à l’instauration d’un climat de paix sur la base de la fraternité, de la justice et de la tolérance ». Elle exhorte tous à « revisiter Félix Houphouët Boigny, fidèle croyant, pour servir l’homme, la nation et la paix ». Boli Aimé Narcisse, PCA de la Fondation Internationale et interreligieuse pour la Presse apaisée en Afrique (FIPA), a suggéré l’organisation d’une rencontre où les leaders politiques et religieux échangent sur les solutions d’une paix durable en Côte d’Ivoire.

KY/Groupe de presse nouvelleafrique.org

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