Tokyo 2020: Cheick Timité, l’Ivoirien qui veut briller balle aux pieds aux JO

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La Côte d’Ivoire s’est qualifiée pour le tournoi de football masculin lors des On oublie rarement les grandes émotions. Le 22 novembre 2019, Cheick Timité se retrouve au Stade international du Caire, dans une enceinte pleine à ras bord, pour la finale de la Coupe d’Afrique des nations chez les moins de 23 ans. Face à lui, le pays-hôte. Et malgré la défaite contre l’Égypte, le jeune homme en garde un souvenir « indélébile ».

Le beau parcours des Éléphanteaux a permis à la Côte d’Ivoire de se qualifier pour le tournoi olympique lors des prochains Jeux à Tokyo. « J’espère que je serais du voyage », glisse tranquillement Cheick Timité, tout juste sorti d’un entraînement avec le Paris Football Club du côté d’Orly, où chaque minute, des avions décollent au-dessus de nos têtes.

Fan d’Aruna Dindane

Il est loin, le temps où Cheick Timité jouait avec les copains dans les rues de la banlieue parisienne, en rêvant à la carrière Aruna Dindane, un de ses Éléphants préférés. « Quand je le voyais jouer, j’étais content », se souvient-il. Et la génération Didier Drogba lui a donné encore plus l’envie de porter le maillot de la sélection.

En 2015, il était devant sa télévision quand la Côte d’Ivoire jouait le titre continental face au Ghana aux tirs au but, en Guinée équatoriale. « On s’est fait peur ! », se souvient l’atout offensif du PFC. Ironie du sort, Cheick Timité a aussi éliminé aux tirs au but le Ghana, en demi-finale de la CAN U23, de quoi obtenir le ticket pour les JO 2020.

« En Égypte, on avait un groupe solide, ambitieux. Cette expérience de la CAN, c’est une très grande émotion que je n’arrive pas à expliquer », témoigne celui qui a été sélectionné pour la première fois en mars 2019. Dès le départ, les Éléphanteaux avaient un seul objectif : « Se battre pour aller au Japon ». Le voilà désormais un des acteurs de l’histoire du foot ivoirien.

Cheick Timité.

Arrivé en France à l’âge de 14 ans, Cheick Timité garde évidemment une proximité avec la Côte d’Ivoire. À l’époque, il n’était pas question de faire uniquement du football. « Maman, elle voulait l’école, l’école, l’école. Partout l’école. Elle ne voulait entendre parler de rien d’autre », indique le joueur prêté par Amiens (27 matches en Ligue 1 la saison dernière). C’est en France qu’il est repéré par un recruteur de l’AC Ajaccio. Après avoir convaincu sa mère, il file en Corse. « Elle appelait tout le temps pour savoir si ça allait bien à l’école », s’amuse-t-il.

Les Jeux, un événement unique

« Comme tous les jeunes, j’aimais prendre du plaisir avec un ballon de foot. Ensuite, c’est devenu quelque chose de sérieux. J’ai même eu dans la tête l’idée de défendre les couleurs de la Côte d’Ivoire au moment où j’ai commencé à jouer au haut niveau. C’était dans un coin de ma tête », précise Cheick Timité.

Aujourd’hui, avec son coéquipier malgache Lalaina Nomenjanahary, Timité parle « tout le temps » de la sélection. Lalaina Nomenjanahary a vécu un quart de finale historique en Égypte lors de la CAN 2019 pour la première participation des Baréa. Timité n’a qu’une envie : imiter les joueurs de la Grande Île.

Et comme Ibrahim Sangaré, 22 ans, qui évolue à Toulouse, Cheick Timité espère qu’un bon parcours avec les U23 au Japon lui ouvrira les portes de l’équipe nationale A. « Après les JO, ce sera mon objectif », lâche-t-il avec aplomb.

En mars prochain, Cheick Timité foulera déjà le sol nippon pour deux rencontres de préparation : face au Japon et à la Corée du Sud. « On va aller prendre des repères et se préparer », raconte celui qui hâte de découvrir l’Asie et les Jeux. « C’est unique, en foot, on ne fait les Jeux qu’une seule fois dans sa vie. Après la Coupe du monde, c’est l’événement le plus important pour nous », formule Cheick Timité.

En 2008, la sélection ivoirienne avait participé aux Jeux olympiques de Pékin pour la première fois. Elle avait été éliminée en quarts de finale. « J’espère faire aussi bien que Gervinho (capitaine à l’époque, ndlr) et donner de la joie dans le cœur des Ivoiriens », confie-t-il avec humilité.

RFI

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